Je veux diviser mon terrain

Si vous êtes propriétaire d’un terrain suffisamment grand, il peut être possible pour vous de le diviser en deux ou plusieurs parties de manière à pouvoir les revendre ultérieurement à des tierces personnes. Toutefois, la division d’un terrain ne peut pas se faire de manière improvisée. En effet, plusieurs restrictions peuvent exister et limiter ainsi votre liberté en tant que propriétaire. En effet, il peut exister sur votre propriété une panoplie de restrictions à prendre en considération, lesquelles restrictions peuvent provenir notamment des règlements municipaux, des restrictions prévues selon la Loi sur le patrimoine culturel ou encore de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Ce ne sont là que quelques exemples.

De plus, si votre propriété actuelle est située à l’intérieur d’un territoire ayant fait l’objet d’une rénovation cadastrale, il vous sera impossible de diviser votre propriété sans immatriculer chacune des nouvelles parties, c’est-à-dire de faire préparer un plan de cadastre visant à donner un nouveau numéro à chacune d’entre elles. Tout nouveau plan de cadastre doit être approuvé par la municipalité d’abord et ensuite par le Service du cadastre du Ministère des Ressources naturelles et ces approbations déclenchent le paiement de certains frais.

De plus, il est important de savoir que toute division d’un terrain est susceptible de provoquer l’imposition de frais de parc par la municipalité. Parfois, le montant exigé peut être relativement élevé et ainsi affecter la rentabilité financière de l’opération envisagée.

Compte tenu de ce qui précède, il est recommandé de consulter un arpenteur-géomètre avant de procéder à la division de votre propriété afin d’avoir un portrait exact et réel des possibilités qui s’offrent à vous, des obligations qui vous concernent et des coûts inhérents.

F.A.Q.

1. Mon terrain est en territoire agricole, est-ce possible de diviser mon terrain dans le but de vendre ?

La loi sur la protection du territoire et des activités agricoles contient différentes dispositions permettant de détacher et de vendre certaines parties d’une terre agricole. Par exemple, un propriétaire exerçant une activité résidentielle ou commerciale avant l’entrée en vigueur de ladite loi, peut sans l’autorisation de la commission, vendre une partie de la terre étant utilisée à des fins autres que l’agriculture. La superficie maximale permise pour un droit acquis résidentiel est de 5 000 mètres carrés et de 10 000 mètres carrés pour un droit acquis commercial. Il est évidemment possible de vendre la totalité de sa propriété sans l’autorisation de la commission et parfois de plus grande superficie selon le cas.

De plus, la commission de protection du territoire agricole a établi, en harmonie avec les M.R.C. et les municipalités, des zones d’îlots déstructurés, qui malgré le fait que ces zones fassent toujours partie du territoire agricole, sont désormais assujetties à la réglementation municipale et au règlement de lotissement applicable. Une consultation avec votre arpenteur-géomètre pourrait vous permettre de vérifier si une partie de votre terre se situe dans un îlot déstructuré.

N’hésitez pas à présenter votre projet à votre arpenteur-géomètre afin qu’il vous guide dans votre projet.

2. Qu’est-ce qu’un droit acquis en territoire agricole ?

Les articles 101 à 105 de la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles prévoient les mécanismes régissant les droits acquis en territoire agricole. En général, un droit acquis existe lorsqu’une utilisation existait avant l’entrée en vigueur d’une loi. Si vous croyez bénéficier d’un droit acquis, n’hésitez pas à contacter votre arpenteur-géomètre afin de valider les informations avec lui.

3. J’ai un projet de développement, mais on exige d’obtenir un plan montrant les milieux humides ? À qui dois-je m’adresser ?

Depuis quelques années, les normes d’environnement régissant les projets de développement sont devenues de plus en plus strictes et les municipalités ont dû s’adapter aux dispositions de la loi sur la qualité de l’environnement. Il existe plusieurs firmes de biologistes pouvant déterminer les zones humides ou à risque existantes sur votre terrain. En vertu des articles 22 et 32 de ladite loi, le ministère peut exiger tout document ou plan nécessaire à la compréhension du projet et à son intégrité environnementale afin de délivrer les permis nécessaires.

4. Mon voisin veut acheter une bande de terrain, comment dois-je procéder ?

Afin de procéder à la vente d’une parcelle de terrain, on doit généralement procéder à la confection d’un plan de cadastre afin de définir la parcelle à vendre. Ce processus s’applique dans un territoire ayant fait l’objet de réforme cadastrale. Dans le cas d’une vente d’une partie de terrain dans un territoire n’ayant pas fait l’objet d’une réforme cadastrale, une description technique pourrait suffire à la préparation du contrat de vente. Dans les deux cas, il est fort possible que l’arpenteur-géomètre responsable du dossier ait à faire des levés terrain afin de valider les informations du cadastre ou relever les éléments physiques définissant la superficie à détacher.

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